Plus de lâchers d'ours dans les Pyrénées (ou comment le gouvernement cède à la pression des anti-ours)

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Message par joelle le Mar 27 Juil - 10:35

Lundi 26 juillet 2010, 16h53

Il n'y aura pas de nouveaux lâchers d'ours dans les Pyrénées, sauf si l'un d'entre eux vient à disparaître, a annoncé lundi la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno, en signe d'apaisement vis à vis des anti-ours.

On estime actuellement entre 19 et 22 leur nombre dans ce massif.

Seule une ourse sera introduite dans le Béarn, car il n'y a plus de femelle dans l'ouest des Pyrénées depuis la mort de Franska, tuée lors d'un accident de la route en 2007, mais pas avant le printemps 2011. Il en sera de même pour chaque ours mort accidentellement.

"L'objectif est de conserver une population viable, c'est-à-dire qui se reproduit, sans besoin d'introduction. Aujourd'hui, les conditions semblent réunies", a déclaré Chantal Jouanno face aux membres du Comité de massif des Pyrénées, réunis lundi à Toulouse.

Chantal Jouanno avait provoqué en janvier la colère et la mobilisation des anti-ours -principalement des éleveurs qui dénoncent les attaques de troupeaux- en annonçant qu'il y aurait de nouvelles "réintroductions".


Le secrétariat à l'Ecologie se réserve toutefois la possibilité de lâcher un ours si le taux de natalité est trop faible pour assurer la sauvegarde de l'ours brun dans le massif pyrénéen, et d'en retirer si l'un d'entre eux devient dangereux.

En misant sur une croissance naturelle des ours, en fonction des naissances, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie souhaite "l'apaisement et la sécurité".

Pour l'un des meneurs anti-ours, Philippe Lacube, responsable de l'Aspap (Association pour la sauvegarde du patrimoine Ariège-Pyrénées), la mobilisation a porté ses fruits et le gouvernement a fait "un pas en avant et deux en arrière". Même s'il regrette "un plan mi-figue, mi-raisin", il se réjouit de l'abandon du plan ours initial qui prévoyait des lâchers systématiques.

Pendant la réunion du Comité de massif des Pyrénées, environ 200 élus, éleveurs et militants anti-ours réunis devant la préfecture ont fait entendre leur voix.

Les plus remontés sont les éleveurs de l'Ariège, où plusieurs attaques ont été répertoriées cette année.

Jean-Pierre Mirouze, éleveur et maire de Saint-Beauzeil (Tarn-et-Garonne), coiffé d'un béret noir et portant l'écharpe bleu-blanc-rouge, rappelle qu'en juin 2005, en une nuit, 162 de ses moutons ont "déroché". Efrayés par l'ours, explique-t-il, ils se sont jetés d'une falaise.

"C'est pas dit qu'on les laisse faire", menace un chasseur, faisant référence à la mort de Canelle, une ourse abattue.


Jean Arriubergé, conseiller général des Pyrénées-Atlantiques et membre du Comité, souligne que le nouveau plan ours est "acceptable" s'il ne mécontente pas la population. "On ne peut pas jeter l'argent par les fenêtres contre l'avis de la population, car cette politique coûte cher".

En 2006, date du dernier lâcher, l'opération avait coûté 500.000 euros, a précisé la secrétaire d'Etat.

D'après l'Alliance écologiste indépendante, avec ce changement de politique, Chantal Jouanno "cède aux pressions des anti-ours". L'association FERUS regrette des "mesurettes de maintien de la population existante et non de restauration d?une population viable".

Les associations qui défendent la présence de l'ours dans les Pyrénées demandaient de porter la population à 50 ours afin d'assurer définitivement la pérennité de l'espèce dans le massif.

Mme Jouanno a convenu qu'à moins de 50 ours, la population n'était génétiquement pas viable. De six en 1995, le nombre d'ours est estimé entre 19 et 22. Au total, huit ours slovènes ont été lâchés et trois sont morts. Cette année, deux naissances ont été enregistrées, comme en 2009


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Message par Invité le Mer 28 Juil - 17:11

En France , le gouvernement fait des courbettes aux gens "bien" , les anti-ours , les chasseurs , etc . Pas de quoi être fiers !

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Message par Invité le Ven 14 Jan - 8:57

Bonjour tout le monde,

J'arrive d'Argelès Gazost et il y aura un lâcher d'ours avec ou sans accord de la population dans les Pyrénées. Ils auront simplement un droit de vote pour dire "s'ils sont d'accord ou non" mais après le lâcher... Il va falloir que je vous retrouve l'article du journal...

Je passe 4 ou 6 fois par an où Franska a été tué sur la 4x2 voies... Je n'aime pas du tout la mentalité de la vallée d'Argelès Gazost, du moins des commerçants qui n'aiment pas les "gens" en dehors des leurs... Ils ne peuvent donc pas aimer les ours et quiconque, ce n'est pas possible!!!

Là, c'est le gouvernement qui a dit "oui" au lâcher d'ours...

Mais il faut que je vous retrouve l'article ;-)

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Message par Invité le Ven 14 Jan - 9:05

La consultation en vue de la réintroduction d'une ourse dans les Pyrénées-Atlantiques a débuté hier et doit se poursuivre jusqu'au 4 février. Mais s'agit-il de dire oui ou non à la réintroduction de l'animal ? Pas sûr...
C'est le moment de s'exprimer ! Depuis hier et jusqu'au 4 février, le public et les collectivités locales sont invitées à se prononcer sur la demande de l'Office National de la Chasse et de la Faune sauvage, pour la réintroduction d'une ourse dans les Pyrénées-Atlantiques. Réintroduction prévue pour le printemps de cette année : la ministre de l'Écologie Chantal Jouanno avait indiqué lors de son passage à Toulouse qu'il convenait de pallier la mort de Franska.
940 communes d'un bout à l'autre du Massif vont être sollicitées… Mais avant même que ce sondage géant ne commence, et indépendamment des avis des uns et des autres, une question se pose : cette consultation aura-t-elle ou non un impact sur la décision de réintroduction ?
Pour Alain Reynes, directeur de Pays de l'Ours-Adet, il ne faut justement pas (re)- introduire de confusion : « La consultation ne porte pas sur le principe : l'État a d'ores et déjà décidé de lâcher une ourse.
On ne demande pas l'avis des gens sur cette introduction, mais sur les modalités de l'introduction. Tout le monde a le droit d'avoir une opinion sur la question et de l'exprimer. Mais en l'occurrence, il s'agit simplement pour les habitants des régions consultées d'exprimer les contraintes qu'entraînera cette présence. »
« Soit on consulte les gens et on tient compte de leur avis, soit c'est une consultation imposée par la loi, et donc, on consulte et on fait ce qu'on veut… Si c'est juste une concertation pour entériner une décision déjà prise, estime Philippe Lacube, président de l'Aspap, c'est moins intéressant… »
Et Philippe Lacube de plaider pour une vision « d'aménagement du territoire, où il existe des routes, des autoroutes, des stations de ski, de l'élevage, une activité économique, par opposition à un territoire ensauvagé. En Slovénie, il y a 500 ours oui, mais aucune vie, aucune activité humaine à proximité ». Une vision défendue également par Marie-Lise Broueilh, président de l'association de protection du patrimoine pyrénéen : « Nous sommes contre la sanctuarisation des territoires. Des territoires qui ont un avenir ».
À Larrau, commune des Pyrénées-Atlantiques, le maire Sébastien Uthurriague s'inquiète. « Notre commune fait 12 000 hectares, avec des ravins, des précipices, et l'été, on a 30 000 ovins, 5 000 bovins, mille chevaux… Si un prédateur déboule là-dedans, ce sera un carnage ! »
Alain Reynes veut rappeler que le conseil d'État s'est lui-même prononcé pour une population d'ours viable « au nom de l'intérêt général ».
Il serait peut-être du rôle des préfets de lever cette équivoque et d'indiquer si la consultation qui va se dérouler est de nature à infléchir la décision de l'État. Où s'il s'agit juste de préparer une arrivée déjà programmée.
Histoire de ne mettre personne de mauvais poil.

Source : Journal "La depeche" du 28/12/10



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