la veritable histoire de keiko 1 et 2

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Message par keiko le Ven 7 Avr - 14:17

L'Incroyable histoire de l'Orque Keiko...



Je vous présente Keiko. Son histoire, il m'a été difficile de la lire, mais j'ai tenu à vous la faire partager car pour moi c'est très important

DE TOUS LES ORQUES, KEIKO EST CELUI QUI AURA LE PLUS MARQUE LES ESPRITS. DE PAR SON HISTOIRE ET L'ESPOIR QU'IL A FAIT VIVRE, IL N'A JAMAIS CESSE DE SUSCITER ESPOIR, PASSION ET INTERET.



L'histoire de KEIKO commence en 1979. Il est capturé dans les eaux islandaises à l'âge de 3 ans. L'animal n'est même pas sevré. C'est presque un bébé. Arraché à sa famille, Keiko va rejoindre un Marineland islandais. Cette jeune Orque mâle, dont le nom signifie " chanceux " en japonais, va connaître un destin incroyable. Il est transféré une première fois dans un parc au Canada, où il restera 5 ans.


Il est ensuite acheté 350 000 dollars (soit 1 800 000 francs à cette date) par un parc méxicain, le Reino Adventura. Mais ce dernier n'est pas équipé pour accueillir une orque. Le bassin est de taille bien trop petite et l'avenir de Keiko est menacé. Durant plus de 7 années, Keiko effectue des cabrioles pour amuser un public bien inconscient du danger que représente la vie d'une orque en captivité.

Il est remarqué et choisi par la Warner Bros pour jouer aux côtés d'un enfant dans le film " free Willy " (sauvez Willy). Le film est un énorme succès, qui dépasse largement toutes les attentes. Keiko est devenu une vraie star, l'idole des enfants. Les producteurs pensent alors à une suite. Il faut dire qu'ils viennent d'empocher 11 millions de dollars.



C'est sans compter sur un reportage du magazine Life qui s'intéresse de près à cette star. L'article sur la vie de Keiko, relate ses conditions de vie difficile. Car Keiko ne va pas très bien. C'est une orque qui grandit et qui, au fil des ans, à de plus en plus de problèmes de santé. Une eau trop chaude, un bassin trop étroit, une mauvaise hygiène, font que Keiko est en danger.

Une énorme chaîne de solidarité va alors se mettre en place. La Fondation Free Willy naît à cette période et demande la remise en liberté, bien méritée, de l'orque. Car Keiko est maintenant connu sur toute la planète. Le scénario imaginé au cinéma est devenu réalité; il faut sauver Willy, il faut sauver Keiko. La Warner Bros subit alors une pression médiatique très puissante,sans précédent, qui l'oblige à agir en faveur de l'animal. Elle ne peut se permettre de laisser Keiko mourir. Abandonner Keiko, c'est le condamner, c'est tuer le rêve de millions d'enfants. Car dans le même temps des dizaines de milliers de lettres contenant des messages d'enfants, des dessins et de l'argent, arrivent. Le but est de construire un nouveau bassin à Keiko. Tous ces enfants sont une partie importante de la clientèle de la Warner. Celle ci va alors intervenir auprès du Reino Adventura pour obtenir la libération de "Willy". Keiko finit par quitter le parc. Il rejoint le 7 janvier 1996, son nouveau bassin de 7600 m3 construit dans l'Oregon Coast Aquarium (USA). Keiko se refait une santé bien méritée.

Il guérit bien et l'on peut maintenant passer à l'ultime phase du programme : sa libération totale.

Keiko a néanmoins manqué de rester à jamais dans ce nouveau bassin. En effet, super star, Keiko a attiré des milliers de spectateurs venus le voir de tous les pays. Un véritable enjeu commercial pour la ville de Newport.



En septembre 1998, Keiko quitte l'aquarium de l'Oregon. Il est gracieusement transporté par UPS (enjeu médiatique important) vers un avion cargo de l'US Air Force afin d'être acheminé vers son nouveau lieu de résidence. Là il est pris en charge par des scientifiques qui doivent lui réapprendre à vivre en autonomie.





Un enclos a été préparé en Islande, origine de sa capture. Le lieu choisi est une baie de l'archipel Westmann. Ce n'est pas un hasard. C'est ici, dans les eaux islandaises où il a vécu, qu'il a le plus de chance de rejoindre un pod et finir sa vie en liberté avec eux (langage et comportement similaire).

Mais Keiko a grandi parmi les hommes, et ce, pendant plus de 20 ans. Il n'a pas appris les gestes simples qui peuvent l'aider à vivre dans l'océan. Il a été nourri chaque jour à la même heure avec des poissons morts. Rien à voir avec le monde de la liberté. Keiko doit absolument tout réapprendre. Il va devoir s'habituer aux bruits, à la température de l'eau bien plus froide, aux tempêtes... C'est une véritable réhabilitation qui va commencer.

Tout d'abord, Keiko va être suivi par des scientifiques qui vont l'étudier chaque jour. Les données concernant cette orque vont, à partir de cet instant, être très nombreuses.



C'est l'Océan Futures Society qui va prendre en charge l'organisation du projet, soutenue par d'autres associations (tel l'Oregon Coast Aquarium). Arrivé au début de l'automne, Keiko ne pourra pas sortir rapidement de son enclos. En effet, l'hiver est très rude en Islande. En fait, la première année, Keiko va s'habituer à son nouvel élément, son nouvel univers, plus vaste et bien plus spacieux.

Ce n'est qu'en Mai 2000 que notre star mondiale va faire sa première sortie. Auparavant, les soigneurs ont envoyé en reconnaissance, un hélicoptère afin de vérifier que des groupes d'orques ne soient pas présents au large de la baie. Il faut éviter tout traumatisme à Keiko, toute rencontre avec des orques sauvages étant donc bannie pour l'instant. Cette première ballade va durer près de 2 heures, durant laquelle l'animal va suivre les soigneurs à bord de leur bateau.

En Juin, Keiko va, et c'est nouveau, se nourrir de poisson vivant. Ses sorties se font toujours sous la surveillance de ses soigneurs. Elles sont de plus en plus nombreuses. En juillet, Keiko rencontre, pour la toute première fois, des orques libres. Il va même se joindre à elles (on dit "une" orque !). Les scientifiques remarquent que ses plongées sont de plus en plus profondes, atteignant 25 mètres.



En Août, leur mascotte se mêle encore plus souvent aux autres animaux. Ses sorties sont de plus en plus longues, allant parfois jusqu'à 3 jours. Lorsqu'il est bien accepté, il joue avec les autres. Mais parfois, il est rejeté, la raison en étant inconnue. Mais l'hiver arrive à grands pas sur l'Islande. Si Keiko ne se fait pas rapidement accepter au sein d'un pod, il devra rester dans son enclos cet hiver. En effet, les orques ne sont que de passage dans cette région, arrivant au printemps et repartant à l'automne. Mais Keiko ne se décide pas à les rejoindre. Il est encore trop tôt. On ne peut effacer 20 années de captivité en quelques semaines. Peut être l'année prochaine...




Les scientifiques vont donc profiter de cet hiver pour analyser les données recueillies durant les mois passés. Ils ont en leur possession de très nombreuses photos des orques croisées au large, ainsi que des sons ou des données liées à ces migrations. Jean Michel Cousteau, président d'Ocean Futures Society révèle que l'équipe est parvenue à comprendre les habitudes des orques de l'Atlantique Nord, de passage dans cette région, comme leur principe de migration. Concernant Keiko, il espère obtenir un bateau mieux adapté à son suivi scientifique et à sa réhabilitation. L'animal va, en attendant le printemps, s'habituer au froid de l'hiver islandais. Son enclos a été renforcé pour le protéger des tempêtes. Il ne reste pas inactif. Les soigneurs vont d'ailleurs remarquer que Keiko défend son territoire. Il se bat contre les oiseaux qui tentent de pêcher le poisson dans son enclos. Il saute, attrape l'oiseau et l'emporte au fond de l'eau pour obliger celui ci à lâcher sa proie!!!

Pour développer cet instinct de chasseur, les soigneurs vont modifier son alimentation, trop régulière, afin que celle ci soit plus en adéquation avec celle des orques sauvages. Keiko va donc connaître l'abondance de nourriture mais aussi la faim, le jeûne (chose inconnue pour lui jusqu'à présent). De plus, sa nourriture devient locale, à base de morue, correspondant mieux à celle qu'il trouve.

Le printemps arrive et les sorties vont reprendre, dès que les premiers groupes d'orques auront été observés. En Mai 2001, les sorties commencent. Les scientifiques ont maintenant 2 bateaux. Le plus gros est un bateau de pêche utile pour les sorties de plusieurs jours car il possède des bacs réfrigérés pour le stockage du poisson, principale nourriture de Keiko. Quant au plus petit bateau, plus maniable, il est utilisé pour suivre et observer les orques (dont Keiko). Pour faciliter ce suivi, de nouveaux moyens sont mis en oeuvre dont un émetteur qui permet de localiser Keiko s'il s'éloigne trop du bateau. Celui ci, placé à la base de la dorsale, va enregistrer des données qui seront traitées ultérieurement.



C'est en Juin que Keiko fait sa première rencontre de l'année avec des orques libres. Il se joint facilement au groupe et communique. Les scientifiques ont bon espoir car l'échange semble réciproque entre les orques. Le chemin de la liberté est vraiment très proche. Keiko va bientôt les quitter. Tout se déroule parfaitement. Côté technique, l'enclos sera démonté, sauf si Keiko reste !

Si tel est le cas, l'animal devra quitter son enclos actuel vers un nouveau. En effet, le gouvernement islandais a donné son autorisation à la construction d'une ferme d'élevage de saumon, non loin de l'enclos actuel. Bien qu'ils aient l'autorisation de rester dans la zone actuelle, les soigneurs préfèrent trouver une nouvelle baie d'accueil car la construction de la ferme va faire augmenter la capacité du port mais surtout le trafic maritime, déjà très développé dans cette région. De plus, ils pensent que la qualité de l'eau va se dégrader et nuire à Keiko. Pour l'instant, ce dernier continue ses très nombreuses sorties, plus longues et plus fréquentes, comme le souligne le vice président d'Ocean Futures, Charles Vinck.



Fin Juillet 2001, l'équipe s'interroge sur la volonté de Keiko à vouloir rejoindre les siens. Il multiplie les rencontres et les échanges mais revient toujours vers les soigneurs. Keiko est resté 20 ans en captivité. Il n'a presque pas connu la vie en mer, avec ses congénères. Peut être ne pourra t-il revenir à une vie sauvage. Jean-Michel Cousteau envisage même une nouvelle solution en cas d'échec; un plan de semi liberté. Keiko serait dans un enclos ouvert. Car il ne tient plus qu'à Keiko de rejoindre les siens. Il en est capable, mais s'y refuse. Les soigneurs ont déployé toute leur énergie et leur efficacité pour libérer Keiko, mais ils commencent à douter. Et s'il ne rejoignait pas les autres orques avant la fin de l'été ?!!!

a suivre...


Dernière édition par le Ven 7 Avr - 15:01, édité 1 fois

keiko
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Message par keiko le Ven 7 Avr - 14:51

voici la suite de la veritable histoir de keiko



Mais Keiko les surprend toujours. Alors qu'ils avaient peu d'espoir, l'animal s'éloigne de plus en plus et va même jusqu'à rester avec les autres orques pendant près de 7 jours. Il est suivi ou observé par un hélicoptère, un bateau ou son émetteur. Mais les soigneurs ont un doute. Keiko se nourrit-il seul. Certes il mange la nourriture proposée par les soigneurs mais on ne sait pas s'il chasse! Le contact avec les autres semble encore plus proche mais à chaque retour, le comportement de Keiko est différent. A quoi pense t-il, pourquoi ne les suit-il pas? Beaucoup de questions dont seul Keiko a la réponse. Mais la fin de l'été arrive et, avec lui, le départ des orques sauvages qui suivent les migrations des bancs de hareng.

Un bilan doit être dressé. Selon Ocean Futures, il y a des points positifs à retenir. Keiko montre un vif intérêt envers les autres orques. Ses sorties sont plus longues, plus fréquentes et plus riches.

Mais il ne faut pas négliger les points négatifs: Keiko ne reste pas assez longtemps avec les autres pour pouvoir acquérir un certain statut social. Il n'est pas sûr qu'il sache chasser. Dans ce cas, il ne peut pas être accepté par les autres. Il ne peut pas être une charge pour le groupe. De plus, Keiko n'a passé que 100 jours en liberté, contre plus de 20 ans en captivité, nourri à la main par l'homme. Il se montre très amical envers les hommes, accompagnant parfois d'autres bateau, comme pour leur dire bonjour !!!

Enfin, nourrir une orque, utiliser des bateaux, un hélicoptère et surtout une équipe complète de chercheurs et soigneurs coûte très cher. On estime que Keiko revient à 3 000 000 de dollars par an (3 M $US). Certes cet argent sert aussi à la recherche sur les orques de l'Atlantique Nord en général, mais un tel budget ne pourra sûrement pas être reconduit l'année prochaine, et ce malgré des donations importantes.



Keiko a participé à un programme de recherge génétique, directement lié aux orques. Il a été montré que les pods qui croisent au large des côtes de l'Islande sont génétiquement très proches de Keiko. Les chercheurs pensent que la star de "Sauvez Willy" a ainsi plus de chances d'être accepté dans un groupe. 2002 sera peut être l'année de la dernière chance,. le principal mécène ayant fait savoir à Oceans Futures qu'il ne renouvellerait pas ses dons l'année prochaine. C'est un coup dur pour l'équipe, mais aussi un moyen de se motiver. Keiko doit maintenant faire ses preuves d'une réelle autonomie.

KEIKO est libre
Depuis le 14 juillet 2002, Keiko n'est plus revenu vers son enclos. Il s'est joint à divers groupes d'orques et a décidé de vivre seul son aventure...



Rapport de Charles Vinick, Vice-Président exécutif Ocean Futures Society

Keiko nous surprend tous!! Il nage en liberté dans l'Atlantique Nord!

Chaque été en rendant mon rapport je constate que Keiko reprend là où il en était à la fin de l'été précédent et poursuit ses efforts vers un retour à la vie en liberté. Mais cet été 2002, Keiko n'a pas seulement poursuivi dans cette voie, il nous a surpris de bien des manières. Il a dépassé toutes nos prévisions les plus optimistes.

Keiko est libre - il est réellement libre n'étant plus du tout sous le contrôle des hommes, n'étant plus enfermé et ne dépendant que de ce qu'il peut pêcher dans la nature pour se nourrir.

Sous la houlette de la Humane Society américaine, Keiko a passé tout l'été au large depuis qu'on lui a fixé sa balise satellite VHF le 7 Juillet dernier. Contrairement aux deux étés précédents Keiko a décidé de vivre constamment avec les orques sauvages, nageant parfois à proximité des communautés ou se fondant dans un groupe.


Il est repassé brièvement dans la baie le 14 Juillet, ce qui a permis à l'équipe de vérifier ses marqueurs, de remplacer sa balise par une autre ayant une plus grande autonomie de batterie et de contrôler son état de santé. Le jour suivant, dès que le bateau l'accompagnant s'est approché d'un groupe, Keiko s'est aussitôt éloigné pour nager près des orques.

Tout au long du mois de Juillet, Keiko a été surveillé par Vamos, un voilier équipé d'un matériel permettant de repérer son émetteur radio VHF. En Juillet, Keiko est resté dans la région, à proximité des orques sauvages. Le jour, on l'apercevait en général près de groupes d'orques se nourrissant sur les bancs de harengs. C'est l'époque pendant laquelle les mouvements des orques sont faciles à prévoir car ils suivent les harengs dont ils se nourrissent chaque jour. Keiko était suivi grâce à son émetteur VHF et aux observations visuelles. Le soir, les orques effectuaient souvent de longs trajets à l'ouest et au sud des ïles Westman. Keiko a été suivi et une nuit on a enregistré un trajet de près de 100 kilomètres. Une autre nuit, accompagnant des épaulards, il a nagé environ 160 kilomètres.

Ce comportement est tout à fait différent de celui observé au cours des deux étés précédents. Keiko se concentre beaucoup plus sur les autres orques et ses postures indiquent qu'il les observe et les écoute la plupart du temps.

Lorsque les bancs de harengs se dispersent à la fin du mois de juillet, les orques sauvages sont moins prévisibles et nous pensons qu'ils parcourent un territoire plus vaste pour se nourrir. Le dernier week-end de juillet, Keiko et les autres se sont déplacés vers le sud. Le 27 juillet, Keiko a été photographié alors qu'il nageait avec les épaulards et semblait réellement communiquer avec eux pendant de longues périodes d'affilée. Il a été repéré à nouveau avec d'autres orques le 30 Juillet.

Au cours du week-end du 2 Août, une grosse tempête a secoué les îles Westman et a obligé notre bateau accompagnateur à retourner au port. Les membres de l'équipe ont suivi Keiko du rivage pendant tout le week-end. Les positions satellites ont indiqué que Keiko se trouvait à 56 kilomètres au sud des îles. Le bateau accompagnateur a pu repartir Lundi dans l'après-midi et a navigué vers la dernière position enregistrée de Keiko.

Depuis deux ans, nous observons toujours des orques dans le coin au cours de la première semaine d'Août, mais pas cette année. Nous nous demandons si Keiko ne s'est donc pas éloigné pour accompagner les orques et s'il ne reviendra pas dans quelques jours. Notre bateau, le Vamos, suit la route prise par Keiko en espérant pouvant s'approcher suffisamment pour obtenir un signal radio de l'émetteur et peut-être une observation visuelle. Mais Keiko continue à nous surprendre. Ses positions satellites indiquent qu'il poursuit son trajet vers l'est parcourant 55 à 120 kilomètres par jour. Sa balise satellite indique également qu'il plonge à plus de 75 mètres, plus profond qu'il n'a jamais été lorsqu'il était en captivité. Le 9 Août, nous avons survolé la position de Keiko dans un petit avion bi-place, mais n'avons pas pu le repérer visuellement. Il se trouvait dans une zone riche en vie marine où se regroupaient des harengs et merlans bleus. L'observer visuellement d'un avion qui vole à 100 nœuds est très difficile et n'a pu être réalisé ce jour-là.

Depuis, Keiko a continué à se diriger vers l'est. Il est suivi par satellite. Lorsqu'il s'est approché des îles Féroé, je me suis fait conduire là-bas avec une équipe pour tenter des observations visuelles. Le 14 août, nous avons affrété un hélicoptère et survolé la position de Keiko à 160 kilomètres au nord des Féroé. Bien que recevant des signaux radios de son émetteur, l'état de la mer et l'étendue de la zone d'observation ne nous ont pas permis de le voir.

Il continue à nager sur de grandes distances chaque jour et ses enregistrements satellites indiquent qu'il plonge. Contrairement au passé, lorsque nous pouvions le voir à chaque fois que nous le désirions, Keiko est maintenant réellement dans la nature. Nous ne pouvons plus l'observer à loisir. Nous savons où il est et nous le suivons grâce aux outils dont nous disposons. Il vit sa vie d'orque et parfois, cela nous semble un peu étrange car il y a tant de choses que nous aimerions savoir, mais c'est ce que nous et tout les gens qui nous ont aidé espérions.

Je suis très reconnaissant d'avoir pu participer à cette grande aventure et ceci grâce à vous qui nous avez encouragé. Je veux remercier tout particulièrement l'équipe qui a suivi Keiko dans ce projet ainsi que tous ceux qui l'ont soutenu en Islande. Sans eux nous n'aurions pu réussir. Bien sûr, rien de tout ça ne serait arrivé sans la Fondation Susan et Craig McCaw et la Fondation Wendy P. McCaw.

Aujourd'hui, Keiko nage libre dans l'océan. J'ai toujours pensé qu'il était maître de son destin et que nous ne pouvions que faciliter son retour à la liberté. C'est maintenant à lui de décider. Nous ne pouvons que tenter de le suivre, enregistrer ses déplacements, améliorer grâce à lui nos connaissances sur les orques sauvages et être prêts à lui porter assistance en cas de besoin. Nous attendons maintenant la suite de l'incroyable histoire de Keiko. L'aventure continue…



SAUVEZ WILLY (1993) devient WILLY est LIBRE (2002)
Un détail qui va changera tout !



MAIS KEIKO REVIENT VERS LES HOMMES...



Mais voilà que le 3 septembre 2002, Keiko s'est mis à suivre un bateau jusqu'à un petit port de pêche norvégien, situé dans le fjord de Skaalvik, sur la côte ouest atlantique. Très amical, joueur, l'animal a attiré une foule de curieux qui l'ont bientôt nourri. Les enfants se sont approché de Keiko, au point de lui monter sur le dos et de nager avec lui. Cela n'est pourtant pas très positif. Bien entendu, le fait que l'orque soit peu farouche et s'entende si bien avec les humains est une très bonne chose. Le problème est que Keiko est sensé retrouver une totale liberté, c'est à dire une totale indépendance. Or, nourri, choyé, rien ne va le pousser à repartir vers le large. Mais l'hiver arrive et si Keiko n'est pas indépendant, il pourrait bien mourir de faim.


Pour cette raison, l'équipe de Ocean Futures est intervenue auprès de la population afin de leur expliquer qu'il fallait laisser Keiko tranquille. Très connu, Keiko est aussi très respecté. Du coup, la population a bien compris le message. Mais un autre problème est apparu, politique cette fois. Les responsables de Marinelands et autres parcs ont vu d'un très bon oeil l'arrivée de Keiko retournant vers les hommes. Ils ont ainsi pu avancer qu'un animal en captivité doit rester avec les humains jusqu'à sa mort. Dans ce rôle, le Marineland d'Antibes, nouveau justicier pro captivité et grand adepte du mensonge camouflé, ne s'est pas fait attendre. Selon le même parc, le retour de Keiko vers la liberté est une erreur et un échec, et qu'il ne faut pas croire tout ce que l'on dit sur le net! (Marineland est plus que mal placé pour faire ce genre de commentaires !).

Quant aux scientifiques, les avis sont partagés, voire contraires. Ainsi, Nils Øien (Oeien), de l'Institut de Recherche Marine à Bergen pense que Keiko n'a aucune chance de survivre. Il pense que la star de "Sauvez Willy" agonisera, dans l'impossibilité de se nourrir ou de tisser des liens avec les autres orques. L'hiver arrivant, sa mort est quasi certaine. Du coup, il va même jusqu'à avancer qu'il faudrait tuer Keiko, qui cause des dommages à la pêche et à l'élevage de saumons en Norvège. Heureusement, Dag Paulsen, porte parole du Ministère de la Pêche en Norvège, a déclaré que tuer Keiko n'était pas une solution, et que l'on pourrait éloigner l'animal de la côte, en utilisant de la nourriture. Il a également confirmé qu'il travaillerait en étroite collaboration avec Colin Baird (Canada) and Fernando Ugarte (Mexico), tous 2 chercheurs auprès de Ocean Futures Society. Nick Braden, porte parole de The Humane Society of the United States, a jugé les déclarations de Nils Øien (voir plus haut) totalement absurdes. John Phillips, directeur de The Free Willy Keiko Foundation, est fier de Keiko, qui a nagé plus de 1400 km depuis sa libération. Selon lui, l'orque se nourrit seul et n'a pas perdu de poids depuis sa libération. Siri Relling, de la Fédération Norvégienne pour la Protection animale pense que, selon ses termes "les gens doivent prendre leur responsabilité, devant ce qu'ils on fait subir à Keiko en le capturant si jeune. Laissez Keiko dans un fjord. C'est bien mieux d'avoir un large fjord, plutot qu'un petit bassin".

Keiko a été capturé à l'âge de 3 ans et a passé environ 20 ans en captivité, en compagnie des hommes. Il n'a donc pas été élevé par sa mère et ne sait donc pas toujours quel comportement adopter face à certaines situations. Quelle serait votre réaction si aujourd'hui, on vous annonçait que vos parents font partie d'une tribu masai, que vous avez été enlevé à l'âge de 2 ans, et que vous devez repartir vivre avec eux !!! C'est sûr, c'est déjà moins drôle !!! Notre Keiko à nous se débrouille plutôt bien.



Le 6 septembre 2002, le gouvernement norvégien et les scientifiques parviennent à un accord. Keiko va pouvoir rester durant l'hiver, dans le fjord de Skålvikfjord, situé au nord ouest du pays. En effet, adulé par ses fans, la star ne semble pas vouloir repartir... Mais revers de la médaille, ces humains qui l'aiment lui transmettent des maladies et infections. Ainsi, Keiko a attrapé un rhume, sans gravité, mais qui montre un danger bien réel. La star va donc se retrouver dans un fjord plus large qui lui permettra de venir s'y réfugier dès que le besoin s'en fera ressentir, mais surtout de retrouver le chemin de la liberté. Pas d'enclos, pas de prison dorée, l'animal devra trouver sa nourriture seul. Bien entendu, en cas de nécessité, les scientifiques (Colin Baird et Fernando Ugarte) seront là pour l'aider (nourriture et soins).

Son programme reprend au printemps et Keiko effectue à nouveau des sorties. Mais le bilan annuel n'est pas concluant: Keiko ne sait pas se nourrir seul (ou ne veut pas) et ne peut se socialiser auprès des orques sauvages. Il faut étudier la mise en place d'un plan à long terme pouvant concilier bien être de l'animal et liberté.
Mais Keiko en a peut être décidé autrement…


Malgré de bons résultats d'analyses au début décembre, Keiko montre d'importants signes de faiblesse dès le 12 du même mois. Il est très fatigué, léthargique et refuse toute nourriture. En fin d'après midi, Keiko rend son dernier souffle et s'échoue lentement sur le rivage, atteint d'une infection pulmonaire suraiguë.
L'orque star décède à l'âge de 27 ans.

Le soir du 12 décembre 2003, Keiko a rejoint les siens pour toujours.
Il laissera dans le cœur des hommes, une belle histoire, celle d'une orque qui aimait la liberté et les hommes. N'oublions jamais que chaque animal capturé subit tout au long de sa vie un traumatisme physique et moral (eau de bassin reconstituée et choc psychologique). Aucune intention ne peut justifier une quelconque mise en captivité si elle n'est pas liée à la seule survie de l'animal.





source : www.aarluk.com

keiko
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Message par keiko le Ven 7 Avr - 15:55

Au fait, si vous croisez un jour l'ombre d'une orque avec 3 petites taches sur le menton... C'est Keiko qui vient nager dans vos rêves les plus profonds...


keiko
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Message par Invité le Ven 7 Avr - 16:00

Merci Keiko pour cette histoire , je la connaissais déja! Elle me donne comme a chaque fois la chaire de poule...


Bisous

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Message par Invité le Ven 7 Avr - 20:07

Merci pour cette belle et émouvante histoire !

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Message par Ghislaine le Mar 9 Mai - 10:10

Bonjour,

Merci de nous rappeler cette histoire belle et triste à la fois.
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Ghislaine
Corbeau croasseur

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2ème animal : 40 grandes perruches australiennes
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